Written by 9h04 CAHIER DE LECTURES, REVUE N°1 : Analytique du lien, analytique du lieu

FREUD ÉDITEUR – LES ALMANACHS DE LA PSYCHANALYSE (1925-1938)

MARIE-CLAUDE THOMAS
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Freud éditeur

Les Almanachs de la psychanalyse (1925-1938)
Présentation du livre de Henriette Michaud1
Marie-Claude Thomas

Ça a d’abord été une trouvaille – sérendipité, dirait Zadig –, une heureuse trouvaille de hasard, celle d’un numéro, le troisième, de la revue Almanach :

Almanach
1928
Internationaler
Psychoanalitischer
Verlag / Wien.

Tels sont les caractères en blanc que l’on peut lire sur la couverture fond vert clair de l’exemplaire trouvé par l’auteure en 2000 à Hambourg.
Puis, c’est devenu un jeu, un défi : chercher tous les numéros possibles de cette revue, reconstituer la série de l’Almanach, et cela malgré la destruction par les nazis, en 1938, des revues et livres de psychanalyse. Ça ne pouvait que devenir sérieux, et c’est bien ce qu’est le livre d’Henriette Michaud comme l’annonce le titre : situer la place, la fonction de la revue Almanach dans l’ensemble de la tâche éditoriale et politique de diffusion que Freud avait décidée pour la psychanalyse.
Au-delà de la trouvaille de l’Almanach 1928 et des autres, se profile le « combat », disait Freud, pour rendre publique la psychanalyse que lui-même et ses disciples ont mené très tôt. Il est donc opportun de faire un bref rappel2 de l’aventure des différentes revues créées par Freud et quelques proches, car se pose une question : quelle a été la nécessité d’une énième revue en 1926, tard venue donc, celle de l’Almanach ?
1907 avait vu la création des Schriften zur angewandten Seelkunde, une collection de livres éditée par Heller puis Deuticke dont Freud fut le directeur, qui dura jusqu’en 1913, remplacée par la revue Imago.
En 1909, au cours du premier Congrès de psychanalyse à Salzbourg, est décidée la publication d’un périodique bi-annuel, le Jahrbuch für psychoanalytische und psychopathologische Forschungen édité par Deuticke, avec Bleuler et Freud en directeurs, Jung en rédacteur en chef jusqu’en 1913. Deuticke interrompra la publication en 1914, à cause de la guerre.
En mars 1910, à l’occasion du Congrès de Nuremberg et de la fondation de l’Internationale Psychanalytische Vereinigung (IPV), renommée en 1936 International Psychoanalytical Association (IPA), est créé le Korrespondenzblatt der Internationalen Psychoanalytischen Vereinigung, organe statutaire qui permet la communication entre les membres. Jung et Riklin en sont responsables. Il sera incorporé au Zentralblatt für Psychoanalyse en septembre1911.

En effet, cette même année 1910, en octobre, Freud annonce une nouvelle revue à Vienne, le Zentralblatt für Psychoanalyse : Medizinische Monatsschrift für Seelenkunde, édité par Bergmann, supplément mensuel, et rival du Jahrbuch, dont le directeur est Freud et les rédacteurs Adler et Steckel. Après le départ d’Adler en 1911 et la défiance de Freud et de l’IPV à l’égard de Steckel, le Zentralblatt cesse d’être un organe de l’Association bien qu’il continue de paraître jusqu’à l’été 1914.

Un nouvel organe de l’IPV, l’Internationale Zeitschrift für ärztliche Psychoanalyse (IZP), bi-mensuel, voit le jour en janvier 1913 avec Freud, Rank et Jones aux commandes ; comme pour toutes les créations de revues, le titre est un enjeu à la fois doctrinal et politique : ici, le « ärztliche » (médical) a été critiqué mais maintenu par Freud alors qu’il soutenait la psychanalyse profane, ce que souligne bien à plusieurs reprises le livre d’Henriette Michaud. En 1939, IZP fusionne avec Imago : IZP-Imago qui paraîtra jusqu’en 1941.
Et c’est pour cette raison du soutien à l’analyse profane, et aussi de l’importance que Freud accorde aux lettres et aux sciences affines à la psychanalyse, qu’il a le projet d’une revue non médicale dès 1911 : ce sera la revue Imago qui paraîtra au printemps 1912 chez l’éditeur Hugo Heller ; elle est destinée à un public profane et cultivé. Nous avons indiqué son destin.

Que mon lecteur soit aussi patient que Freud a pu l’être avec ses éditeurs et ses rédacteurs, devant ce synopsis un peu aride : pour plus d’histoires, des travaux comme ceux de Lydia Marinelli ont commencé à déplier les enjeux, les thématiques, les oppositions et les alliances, les essais, les erreurs, les « ruminations » (Freud), les ruptures, actés sur le terrain de ces revues.
Mais la patience a une limite et Freud, grâce au don de son ami puis analysant Anton von Freund, put mettre un terme aux démêlés, du moins avec les éditeurs, et créer sa propre maison d’édition, ce qu’il annonce au Cinquième Congrès international de Psychanalyse à Budapest, en 1918. L’Internationaler Psychoanalytischer Verlag3 verra le jour en janvier 1919 ! Les publications psychanalytiques y seront désormais éditées. Freud en dira maintes fois l’importance4, ainsi à Eitingon le 3 décembre 1922 : « … car le Verlag me paraît être le plus important organe de notre mouvement, plus vital même que les polycliniques5 ». Dirigé par Freud et Rank jusqu’au départ de ce dernier en 1924, Adolf Storfer le remplacera au poste de directeur général du Verlag jusqu’en 1932.
Et malgré les revers de fortune, celle de von Freund, puis celle de Max Eitingon dues à la guerre, malgré des résultats commerciaux déficitaires, malgré des projets de vendre le Verlag à une maison d’édition solide, Springer, mais à des conditions inacceptables pour qu’elle puisse l’avaler, le Verlag reste à l’IPV et à Freud, « son » Verlag. Il écrira à Eitingon le 8 août 1927 à l’annonce du refus de Springer : « Il n’est pas si mauvais que nous soyons condamnés à l’indépendance6. »

Dans cette même lettre du 8 août 1927 à Eitingon, Freud écrit : « Réjoui du nouvel ajournement de la liquidation définitive [du Verlag], avec la courte vue qui caractérise l’humanité, j’ai même commencé un essai (De l’humour) comme le réclame Storfer pour le nouvel Almanach7. »
Les déboires financiers augmentent, un changement de direction est nécessaire : en 1932 Martin Freud remplace Storfer et, grâce à des dons et une augmentation de la cotisation des membres de l’IPV, redresse la situation. « Sans la maison d’édition, nous serions impuissants » écrivait Freud à Ferenczi en février 1932.
1936, le stock de livres du Verlag est saisi à Vienne. Mars 1938, Anschluss, le « Verlag bien aimé » (Jones) sera détruit par les nazis.

Aujourd’hui, quarante-cinq ans après la fin de la guerre – écrivait Grubrich-Simitis dans son article de 1989 « Histoire de l’édition des œuvres de Freud en langue allemande » –, on a du mal à s’imaginer à quel point le régime nazi a réussi à faire disparaître du marché allemand du livre les écrits de Freud et à bannir de la conscience publique l’univers conceptuel qu’avait révélé sa superbe prose.

Comment, dira-t-on après l’énumération de toutes ces revues, Freud peut-il en concevoir une nouvelle ! Dans ces moments de tourmentes, de maladies, de départs des amis et disciples ?
Et qui est Adolf/Albert Storfer ? Quel est cet Almanach ! C’est maintenant que le livre d’Henriette Michaud est précieux, car de Storfer peu en ont connaissance, de la revue Almanach guère plus … sinon celles et ceux qui ont lu Freud : retour aux manuscrits de Ilse Grubrich-Simitis8, certaines Correspondances de Freud. Jones dans son livre La vie et l’œuvre de Sigmund Freud est très discret … Le Sigmund Freud de Roudinesco, mutique.
Adolf (qui choisit, après 1938, le prénom Albert) Josef Storfer9 (1888-1944), originaire de Hongrie a fait des études de droit à Zurich où il a été soigné par Bleuler et Jung pour un épisode dépressif. Celui qui est diversement présenté comme juriste, journaliste, écrivain, linguiste (il était polyglotte et a publié notamment Les mots et leurs destins en 1935 et Dans la jungle de la langue, Im Dickicht der Sprache en 1937) ou psychanalyste (il a du moins assisté aux Réunions du mercredi). Il a écrit en 1910 un essai de droit historique, « Sur la place d’exception du meurtre du père » que Freud a tenu à publier – d’ailleurs ce dernier lui confiera la bibliographie de son œuvre ; puis, l’année suivante un « Essai sur la symbolique du voile chez la vierge et chez la prostituée », Storfer a assurément mis en exercice son goût pour « la lettre », pour la diffusion de la psychanalyse avec une compétence éditoriale efficace, parfois somptueuse et … dispendieuse – prenant peut-être « Verlag » au pied de la lettre.
Après la fondation du Verlag, il y coopère et en devient salarié à temps plein en 1921 comme collaborateur de Rank, puis directeur après le départ de celui-ci. Ainsi il participe pleinement aux différents projets éditoriaux : en 1923 avec Anna Freud comme responsables éditoriaux à l’édition des Gesammelte Schriften de Freud ; en 1925 à la création de l’Almanach ; puis en 1926 à une revue pédagogique, Zeitschrift für psychoanalytische Pädagogik qui durera jusqu’en 193810 ; enfin en 1929 à celle d’une autre revue Die Psychoanalytische Bewegung… Sans compter un projet de dictionnaire de la psychanalyse en trois langues …
Le premier numéro de l’Almanach, l’Almanach 1926, sera prêt pour être distribué au Congrès de Bad-Homburg en septembre 1925, tiré à 9000 exemplaires.
Henriette Michaud présente minutieusement ce numéro qui concentre l’enjeu de la nouvelle série sur quoi je vais bientôt revenir. Pour ma part, je me bornerai à quelques remarques sur la couverture du premier numéro qui, à mon sens, dit à elle seule l’esprit de Storfer ; elle se présente ainsi, lettres jaunes sur fond bleu foncé :

ALMA
NACH
1926
Internationaler
Psychoanalytischer
Verlag/Wien

Le titre, écriture poétique de Storfer, je me plais à le penser puisque Henriette Michaud nous dit qu’il en a conçu la maquette, opère une césure troublante entre « ALMA » et « NACH » : de l’alma, du latin almus, nourrissant, nourricier, bienfaisant, ou du castillan alma, âme, au nach germanique, vers, à destination de, tout un désir s’inscrit là … Au deuxième numéro, les lettres rentrent dans le rang selon l’orthographie usuelle d’almanach.
Mais qu’est-ce qu’un almanach ? Là encore le choix du titre dit le projet : comme l’antique tradition d’un genre éditorial11 qui a une grande popularité, où calendriers, prédictions, mémoire des événements, historiettes se côtoient, la mission de l’almanach de Freud et de Storfer veut être un récapitulatif de l’année passée, « ouvrir le champ de la psychanalyse aux domaines voisins, par des échanges de réflexions et de questionnements » à un nombre de lecteurs le plus grand possible ; à l’instar de la revue Imago ?
Alors pourquoi un même projet treize ans après ? Parce que, malgré le nombre d’abonnés et la rentabilité de la revue, la rédaction d’Imago s’essouffle dans des disputes, les textes publiés sont souvent indigents. Mais elle repart sous l’impulsion de Freud qui en modifie la rédaction (départ de Storfer), publie de nouveaux articles, comme « Les résistances contre la psychanalyse » entre de nombreux autres, et se voit soutenue et relayée par … l’Almanach qui en diffuse les textes les meilleurs !

Dans ce contexte des faits « politiques » et des tensions du mouvement analytique qu’Henriette Michaud rappelle à juste titre, qui se révèlent en 1924 au Congrès de Salzbourg, à savoir les réticences à l’analyse pratiquée par des non-médecins, les effets de la guerre, la mainmise de la psychiatrie nord-américaine sur la psychanalyse, le vol en éclats du Comité secret, la création de revues rivales (Psychoanalytical Quartely), « Freud éditeur » fait encore une mise et se lance dans « un nouveau commencement » (cf. « Selbstdarstellung »). Considérant que son meilleur atout n’est plus son entourage proche, ni l’Association, mais sa maison d’édition, il donne « pleins pouvoirs » à Storfer, avec l’appui de Max Eitingon, « pour bâtir un édifice éditorial plus puissant, à la fois garant d’indépendance et vecteur de transmission de son œuvre12». Tel se dresse l’Almanach comme contre-offensive : Offentlichkeit contre vulgarisation.
Storfer est enthousiaste et projette un almanach d’éditeur, c’est-à-dire un lieu propre à récapituler et diffuser largement toutes les réalisations, toute la productivité du Verlag : morceaux d’articles ou de livres déjà parus de Freud et de différents auteurs qui entourent judicieusement les avancées de Freud, nouveaux travaux parfois simultanément avec Imago, textes d’écrivains – Thomas Mann, Hermann Hesse, Stefan Zweig et d’autres dans le premier numéro, Gide quand il sera question du suicide – photos, caricatures croquées au cours des congrès, récapitulatifs des sommaires des revues officielles, le Zeitschrift et Imago, les revues de presse concernant la psychanalyse y compris les dénigrements ; bref, un « florilège psychanalytique » ! Florilège que Henriette Michaud feuillette avec minutie. À partir de 1929, Storfer crée une autre revue, Die psychoanalytische Bewegung (Le mouvement psychanalytique) – où les premières publications de Freud trouvent leur place –, revue qui « tient à dépasser le cercle étroit des spécialistes de la science psychanalytique et veut être un lien entre les érudits appartenant à tous les domaines intellectuels13 ».
On a parfois qualifié l’envergure éditoriale de Storfer de marketing avant l’heure ! Certes, si l’on retient mark au sens de but, de cible, ou même de marque, d’empreinte car c’est bien cela qu’il visait pour la psychanalyse ; mais certainement pas au sens de market, au sens financier. Car cet aspect lui fut fatal.
La dette du Verlag est telle, la fatigue de Storfer devant les tâches qu’il mène, ses menaces de démissionner à chaque contrariété, tout concourt à la séparation. Freud confie la transition à son fils Martin et Storfer quitte son poste de directeur éditorial en 1932, puis de rédacteur des revues en 1933, exil d’un « prince » de tant d’années au service du « palais éditorial » de Freud.
« Prince » est un mot de Freud. Je laisse la parole au Freud éditeur en guise de conclusion, une conclusion sans appel. Dans une lettre à Eitingon du 8 juin 1932 :

… Je ne peux trouver d’argument décisif contre le reproche qu’on vous fait d’avoir trop longtemps toléré Storfer, mais je reconnais qu’il me concerne tout autant. Fort heureusement cette affaire a un autre aspect. Storfer me fait l’effet de l’un de ces principicules (petits princes) qui ont opprimé leurs sujets et les ont laissés exsangues. Mais une fois qu’on les a chassés, leur petit pays se retrouve en possession d’une ville résidence avec château, théâtre et collection d’art qui deviennent sa plus puissante attraction pour les étrangers. Il faut juste commencer par les chasser14.

Chassé deux fois, car Storfer s’exile en Chine pour fuir le nazisme, à Shanghai où il édite un excellent journal en 1938, Gelbe Post, Freud et des psychanalystes y sont présents. Nouvel exil en 1941 vers l’Australie. Il y meurt dans la misère à l’âge de cinquante-six ans.
Sur la couverture du livre d’Henriette Michaud, à la suite de la reproduction des treize couvertures de la revue Almanach, une quatorzième photo, celle d’un document iconographique, le profil droit d’un masque de gypse du pharaon Akhenaton, fondateur du monothéisme en Égypte. Storfer, dans le dernier numéro de l’Almanach, l’avait mise à la place du portrait de Freud généralement présent en ouverture de chaque numéro.
De quel ultime message, de quel ultime hommage, inquiétant, de Storfer à Freud, Henriette Michaud se fait-elle la porte-parole en cette quintessence de son ouvrage ?
Ce combat éditorial dont on a ici une vive appréhension n’est-il pas le premier acte des nombreux autres à venir, ceux du combat de nos revues actuelles ?

Post-Scriptum

Qu’en a-t-il été de la politique éditoriale de Lacan ?

Du même pas que Freud menait un combat pour la reconnaissance d’un nouveau champ de savoir – celui de l’insu à la conscience – qu’il nomma « psychanalyse », il luttait pour sa transmission par un travail éditorial, les publications… on vient d’en rendre compte. Sous ce pas, Lacan glissa un mot, poubellication, qui a apporté des modifications aux enjeux du combat :

Pour tout auteur sensible à l’air de poubelle dont notre époque affecte tout ce qui de cette rubrique n’est pas strictement scientifique, à ce qui justifie d’un flot montant le mot de poubellication que nous y avons lancé, c’est déjà là sauver la dignité à laquelle ont droit ceux que rien n’oblige à la perdre. S’il faut en passer, nous le disions à l’instant, par le tout-à-l’égout, qu’on y ait au moins les commodités du radeau15.

Modifications à deux niveaux : celui de l’appareil éditorial, celui de l’écriture.

Au niveau de l’édition, Lacan s’est tout au long appuyé sur des institutions déjà existantes, en l’occurrence les éditions du Seuil avec le soutien de François Wahl pour les Écrits (1966), la revue Scilicet (1968), puis de Jacques-Alain Miller pour la publication des séminaires. Donc pas de création de maison d’édition – la première revue, La Psychanalyse (1956) étant éditée par La Société française de psychanalyse aux PUF, les nombreux articles de Lacan ayant été publiés dans différentes revues (Le Minotaure, Cahiers d’Art, Les temps modernes, L’évolution psychiatrique, Critique …). La partie financière est aux mains des éditeurs (sauf les Lettres de l’École freudienne de Paris financées par l’EFP16.
Au second niveau, cette manière de faire avec la publication est d’emblée dite avec ce néologisme et, comme le soutient Érik Porge, intrinsèque au style de Lacan.
Ainsi, les notions d’auteur, de sujet et d’adresse y sont en jeu de façon plus aiguë – jeu pour une part réglé avec la conférence de Michel Foucault prononcée en 1969 « Qu’est-ce qu’un auteur ?17 » –, notions depuis longtemps déjà élaborées dans l’enseignement de Lacan.
La question de la «  couture énigmatique de l’œuvre et de l’auteur » en tant qu’instauratrice de discursivité et de l’adresse est l’objet d’une étude remarquable faite par Annie Tardits, « La signature en défaut »18. Selon le « principe du texte non-signé », dispositif où le nom sort de son état-civil, tentant de « réunifier le champ de l’analyse et de donner son statut à l’acte qui soutient ce champ » – le même souci d’une « communauté absolue d’intérêt » animait Freud19, Lacan avec la revue Scilicet fondée en 1968 parie, encore une fois, autant sur la diffusion de la psychanalyse que sur son infusion, c’est-à-dire la pénétration dans la langue du spirituel par les effets de la motérialité du signifiant (« L’étourdit » a été publié en 1973 dans le numéro 4 de cette revue).

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